Extrait du registre des actes de décès des 3o & 4o cantons de la Ville de Nantes, département de la Loire-Inférieure.
L'an 1818, le 19 Février à 11 heures du matin, devant nous soussignés, adjoints et officiers de l'état civil, délégués de M. le Maire de Nantes, chevalier de Saint-Louis, ont comparu les sieurs Gabriel Loyen du Puigaudeau rentier, gendre du défunt ci-après demeurant à Couëron et François Guillet, épicier demeurant quai de la Fosse, majeurs, lesquels nous ont déclaré que ce jour à six heures du matin, Jean Audubon, ancien capitaine de navire, pensionnaire de l'Etat, né aux Sables d'Olonne département de la Vendée, époux de dame Anne Moinet, est décédé en la demeure de demoiselle Berthier, située chaussée de la Madeleine, No 24, 4o canton.
Les déclarants ont signé avec nous le présent acte, d'après lecture leur faite. Le dit défunt âgé de 74 ans.
Signé an registre: GABRIEL LOYEN DU PUIGAUDEAU, GILLET et JOSEPH DE LA TULLAYE, adjoint.
20. Letter of Lieutenant Jean Audubon to Francis Dacosta, his American agent and attorney, relating to the conduct of his son and to the lead mine at "Mill Grove" farm; transliterated from photographic copy of duplicate (Letter No 4) in Jean Audubon's letter-book. Nantes, March 10, 1805. (For translation, see Chapter VIII.)
NANTES Le 19 ventose an 13, 10 mars 1805
Mr DACOSTA a phyladelphie
p Duplicata.
Je viens de recevoir dans ce moment votre duplicata du 12. 9bre. & la votre du 5. Decembre, qui n'est pas aussi avantageuse, Sous plusiers rapports que votre précédente, mais enfin il faut espérer que l'item vous prouvera que votre dernier sillon ne sera point déserteur, et que les occides de fer qui se trouvent se dissiperont en fouillant plus avant, an moins c'est ce que je désire, vous faites bien de faire tous vos efforts pour avoir des associés & Si cela ne réussit pas, & que vous vouliez travailler pour notre compte Je trouverai toujours bon, tout ce que vous ferez, puisque vous avez ma confiance dans ce cas je crois que vous s... igé[?], de faire faire des reparations les plus urgentes Surtout à la maison principale, Devant vous y loger. Quand à Mr W. Thomas, vous ferez bien de vous le garder, pour toutes les raisons, que vous me dites & Je crois qu'il ne doit pas sopiniatrer à se retirer, qu'il ne sache, s'il à mérité, oui ou non, sa récompense.
Je suis Mr. on ne peut plus faché de ce que vous ayez à vous plaindre, de la conduite de mon fils, car le tout, bien considéré n'est occasionné, que par de mauvais conseils & un deffaut d'usage on a aiguillonné son amour propre, et peut être avait-il été assez jeune pour se vanter, dans la maison ou il va que cette plantation devait lui echoir, à lui seul; vous avez tous les moyens de detruire cette présomption, on n' ignore point a philadelphie, que vous avez autant de droits que moi & que vous ne faites rien que pour notre mutuel avantage.
Je lui ecris a ce sujet, car il ne men parle point, et je lui donne la cémonce que mérite son indiscrétion; vous lirez cette lettre et voudrez bien avoir la complaisance de la cacheter avant de lui remettre. Vous me dites que je puis m'en rapporter sur son compte an rapport que m'en fait Mr. Meyers fisher, dans sa longue lettre du mois de Septembre que Malheureusement je n'ai pas reçu, car Mr fisher, ne me parle point de lui, ni en bien, ni en mal. Quand à venir dans le pays, cela me parraît presqu'impossible, rappeller mon fils n'est pas plus aisé, les raisons qui me l'en fait l'envoyer existent toujours; il ne faut qu'un instant pour le faire changer du mal au bien, sa grande jeunesse et sa pétulance sont tous ses torts et si vous avez la Bonté de lui donner l'indispensable, il sentira bientot la Nécessité de se rapprocher de vous et pourra vous être d'une grande utilité, si vous exploitez par vous même.
Il faut donc Mon cher monsieur, que nous tachions de le ramener par la douceur à son Devoir. Si vous avez de l'indulgence pour lui ce sera moi qui vous en aurai toute l'aubligation; j'espere que la lettre cy-jointe operera chez lui un changement. C'est mon seul fils, mon heritier, & je suis vieux. Quand Mr Meiers fisher aura montré ma lettre au prétendu beaupere, il verra qu'il s'est trompé dans son calcul sur le prétendu Mariage de sa fille, car s'il avait lieu sans mon consentement tout secours de ma part cesserait des cet instant; et c'est ce que vous pouvez bien si vous voulez avoir cette bonté, dire an prétendu beau pere, ne voulant pas que mon fils se marie aussi jeune; vos lettres du 28 Octobre & 12 Novembre sont à la campagne. Je ne puis point répondre categoriquement sur leurs contents; Je les examinerai & vous dirai par ma prochaine ce que J'en pense. Votre famille que J'ai vu se porte bien. Nos dames vous rémercient de votre bon souvenir. Je suis &.
21. Letters of John James Audubon to Claude François Rozier, father, and to Ferdinand Rozier, son, immediately preceding and following his active partnership in business with the latter: 1807 and 1812. (For translations see Chapters XI and XV.)
Loire inferieure.
NEW YORK avril 24 1807—
Mr. ROZIER Negociant Nantes
MON CHER MONSIEUR
Je profite d'une bonne occasion pour Bordeaux pour vous accuser reception d'un Duplicats des pouvoirs que nous vous demandai plusieurs mois passes. Vous saurez aussi que les vins consignes a M. L. Huron de Philadelphia sont arrives en cette ville et ont sauves les assurances; votre fils s'est transporte sur la place et par une de ses lettres m'apprend que les 60 caisses sont vendues il me dit que vous pouvez compter sur un profit net d'a peu pres 20 p. ct. s'il s'est trouve tres bons et le reste ne manquera de trouver acheteur: Mr. Le Ray est arrive et a apporte avec lui une petite Boite de dentelles pour M. Benjamin Bakewell d'icy elle doit arriver en peu de jours de Philadelphia. Mr. B. B. a paru satisfait de la vente de son Bois Futtie. il lui tarde seulement de voir les retours il est malheureux que le commerce de votre ville avec ce pays ne soye pas aussi regulierement suivi qu'a Bordeaux d'ou nous avons des Batiments tous les mois et par plusieurs. Comme notre ami Ferdinand vous ecriva de Philadelphia concernant Mr. Huron je ne m'ettendray pas sur son compte: dans plusieurs de vos Lettres que si nous nous decidions obtenir un magasin de detail que vous pourriez nous tenir constamment employe nos idees sur ce sujet sont parfaitement d'accord et ce serait avec bien du plaisir que nous commenserions sous auspices et les bons avis de Mr. Bakewell ici; les objects bien choisis bien achette et envoye avec soins sont toujours sur de rencontrer un bon marche: j'ose esperer que le Navire la Jeanne Capt Sammis sera arrive a votre port et que les Indigos charges par M. B. Bakewell pourront y etre venu en temp de vente de cette marchandise dont j'ai neanmoins quelque crainte vu le prix qu'ils lui avaient coute. Nous vous remercions sincerement pour le prix courant que vous nous avez envoye, dans une de mes dernieres ecrite par voye de Bordeaux je vous priais de demander a Mr. Fleury Emery une boite de graines de la Martinique et de se pays cy. nous esperons sous peu vous envoyer quelque marchandises et peut etre Mr. Bakewell profitera d'une occasion que nous allons avoir en peu de jour pour votre port. A peu plus trois semaines passees Je fus a Mill Grove et l'affermais pour un an ne pouvant faire mieux pour le present. Votre fils a Philadelphia a present va essayer de terminer les comptes de mon pere avec Mr. Dacotta [Dacosta] qui n'oublie pas aisement d'etre chicanneur... presentez Je vous prie mes respects et amities a votre bonne famille et epouse et croyez en moi comme votre devoue
et constant serviteur
J. J. AUDUBON
Ayez la complaisance de faire parvenie l'incluse a mon bon pere.
u. L.
SHIPPINGPORT, 10th. Augst. 1812
MON CHER ROZIER:—
Come il est presque probable que l'occasion que je trouve est sur, je suis avec elle le plaisir de t'écrire quelque mots—
Je reçus en temps ta lettre envoyé a Phila a lequelle je repondis alors; depuis je n'ai entendu de tes nouvelles que par voies très indirectes, je serais bien content si tu peux donner quelques instants a tes amis que tu me compte aux nombre et m'écrire par temps; je partis avec ma femme et mon fils de Phila au mois passé, la plus grande parties de ce temps a été à descendre L'Ohio qui est actuellement très bas nous avons eu la Barge et L'Equipage du Gl Clark, avec la compagnie de Mr R. A. Maupin et de Mde Gait qui avaient rester plusieurs mois a New York & a Phila. Je vais probablement descendre a la N. Orléans cet autumn avec N. Berthoud, les merchandizes sont extremement rare et très chere, partout, mais plus encore les gros Lainages que l'on ne trouve du tout.
Je n'ai pas de doute que ton plomb ne se vende tres bien cet article ayant augmenté considerablement depuis la guerre.—dans les derniers jours que j'etais dans l'Est j'ai recu une lettre de mon père et une de ton frère toute ta famille se portait alors bien dit 4 mois passés, ton frère desire beaucoup entendre de toi, si la paix vient un jour non bien loin (ce qu'à Dieu plaise) j'espere entrer en liaison avec lui.
Je lui est écrit et l'engage a faire de même tes lettres pouront se rendre si envoyers a N. York et de la dans la Cartel. Ma femme se porte bien et mon fils sois de même et compte au nombre de tes amis est ce que dison celui qui t'estimera toujours.
Adieu
J. AUDUBON
Audubon the Naturalist: a History of His Life and Time. Vol. 2 (of 2) · The Wunder Library — complete classics, free to read, with narration.